vendredi 7 février 2014

Avis | Dix-neuf secondes de Pierre Charras




Préambule
Bon, en fait, je vais me répéter à chaque fois. Mais pour ceux qui n'ont pas le courage de cliquer sur le lien ci-dessous, j'ai choisi ce livre au hasard de mes pérégrinations dans les allées du Comptoir des mots.


De quoi ça parle ?



Avis
Je pensais tomber sur une banale histoire d'amour comme le laisse présager la quatrième de couv' et en fait il n'en est rien. Enfin pas tout à fait. Il s'agit d'une forme de huis-clos. La moitié du livre se passe dans un transport en commun. Au-début, il s'agit de plusieurs portraits croisés de personnes présentes dans la même rame qui, sans le savoir, ont un destin en commun. Et, d'un coup, leurs vies sont chamboulées à la suite d'un événement inattendu. La deuxième et la troisième partie du bouquin sont plus sombres et froides. Je ne sais pas si c'est volontaire ou pas mais elles sont également assez drôles. Ca se lit vite, c'est captivant, c'est agréable. Je vous le conseille vivement.

L'histoire résumée en quelques lignes (passez en surbrillance)
Gabriel souhaite donner une dernière chance à son histoire avec Sandrine qui dure depuis plus de vingt ans. Pour savoir si elle est d'accord, il lui propose de venir le rejoindre à une station de métro. Si elle vient, c'est qu'elle est partante, si elle ne vient pas ce n'est pas le cas. Il attend, assis sagement sur un siège en plastique à la propreté douteuse. D'après le plan, elle doit être dans la troisième rame derrière le nez du train. Elle n'y est pas. Mais Gabriel croit l'apercevoir dans la deuxième. Il a vu juste, elle était dedans. Elle voulait juste voir s'il était bien là. Ensuite, on arrive dans la seconde rame. L'auteur décrit plusieurs personnages, leur histoire et les raisons pour lesquelles ils sont là. Il y en a une qui part faire une surprise à son amoureux, une autre qui est en plein doute, la tête dans les nuages, un autre qui rentre du travail, et cetera. Quand les portes s'ouvrent, il y a un individu avec un blouson jaune. Le signal sonore retentit et en voyant arriver une adolescente, il bloque les portes avant de descendre. L'un des protagonistes se rend compte que celui qui vient de sortir a laissé un sac de sport. Le temps qu'il tente de l'ouvrir pour en découvrir le contenu, une bombe explose. L'adolescente meurt, le jeune prof homosexuel et Sandrine aussi. En le découvrant, Gabriel devient fou. La police pense que c'est le prof homosexuel, qui, à ses heures perdues fait des tags dans la rue avec ses copains, le responsable. Vu qu'il est mort, il ne peut pas se défendre. Gabriel a très bien vu que c'est l'homme en jaune le coupable. Il se met donc en tête de le retrouver pour le tuer. Sauf qu'il ignore qu'il s'est fait égorger dans un square abandonné juste après être sorti de la bouche de métro. Gabriel revient sur les lieux du crime et attend le retour du criminel. Il voit un homme en jaune. Il pense que c'est lui. Il le suit jusque chez lui et le séquestre. Il le tue. Avant de quitter l'appartement, il découvre que la personne qu'il vient de défenestrer vient tout juste de rentrer de l'étranger et que, par conséquent, il n'a pas pu poser une bombe dans le métro. Gabriel retourne sur le lieu du crime pour trouver le coupable. Il voit un autre homme avec un blouson jaune et le pousse sur les rails en se laissant tomber avec juste avant que le métro arrive.

Conseil de lecture
Dans la ligne 2 ou 6 direction Nation.

Infos
146 pages
Moins de 10 euros

Tu peux aussi lire : 

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire